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PHILHARMONIE
GRAND-DUCALE ET MUNICIPALE de
la VILLE D’ETTELBRUCK On
peut dire que la chronique de la Philharmonie reflète dans un certain
sens l’évolution économique de la ville d’Ettelbruck qui est devenue
au cours des derniers cent ans un important centre commercial comptant
environ 6000 habitants. En
1852 évidemment, rien ne laissait entrevoir un tel essor et il faut bien
admirer l’idéalisme de l’abbé J.B. Victor Müllendorf qui décida
alors de fonder une société dont l’activité serait consacrée
exclusivement à la musique, comme le stipulaient des statuts assez prétentieux :
« le tout essentiel de la société est de favoriser la musique
vocale et instrumentale de tout genre ». La
longévité qu’on peut attester à cette association 150 ans plus tard,
lui a donné raison a posteriori. Certes les premières années de la
« Société Philharmonique » étaient assez laborieuses, mais
dès qu’elle s’était orientée définitivement vers la musique
instrumentale, elle commença à assumer le rôle culturel auquel ses
fondateurs l’avaient destinée c.à.d. d’assurer l’encadrement
musical de toutes festivités officielles, religieuses et culturelles de
la commune. En
effet, en 1881 avait débuté une période de prospérité exceptionnel
avec l’engagement d’un directeur dynamique, Philippe Manternach,
musicien polyvalent et organisateur doué qui allait marquer de son
empreinte non seulement le développement de la société mais également
la vie culturelle de la ville tout court.. En
1902, à l’occasion du 50e anniversaire, le Grand-Duc Héritier
Guillaume confère à la société le titre « Société
Philharmonique Grand-Ducale » pour souligner qu’elle avait bien mérité
de la culture luxembourgeoise. Après
la mort de Manternach en 1910 suivirent deux décennies moins fastes et
par intermittence, toute activité musicale cessa. C’est ainsi qu’en
1927 la société n’était pas à même de célébrer son 75e
anniversaire. Après une reprise assez prometteuse au début des années
30 une crise grave ayant comme toile de fond les péripéties de la
politique communale, provoqua la scission en 1937. Dorénavant
deux sociétés, la Philharmonie Grand-Ducale et la nouvelle « Harmonie
Municipale » rivalisèrent ouvertement, et ce furent les occupants
allemands qui en 1941, mirent fin à ce spectacle peu édifiant.. Après
la guerre, la raison l’emporta quand-même, et un nouveau départ fut
pris sous un drapeau arborant la formule conciliante : «
Philharmonie Grand-Ducale et Municipale. » Désormais
la société connut un essor constant sous l’impulsion d’un président
dévoué, Pierre Schiltz (1946-1966) et d’un chef infatigable, E.
Feltgen (1950-1967) à la fois musicien exigeant et pédagogue d’une
patience exemplaire. En
1972, sous la direction de J.P. Clement, la Philharmonie monta en division
d’honneur et c’est en 1984 qu’Albert Genen assurant la direction
depuis 1979, a réussi l’ascension en division nationale, donc au plus
haut échelon de la hiérarchie grand-ducale où sont classées
actuellement les 4 meilleurs formations du Luxembourg. Lors
du concours national de 1996 la société réussit à confirmer
brillamment ce résultat en remportant un premier prix avec grande
distinction et en se classant meilleure formation de la division
nationale. Depuis 2002 M. Kirpes Christian assure la direction de la Philharmonie.
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